La mondialisation heureuse, en pointillé
Tout le monde est pour l'ouverture, à condition que ce soit la sienne. On a donc inventé un mondialisme à péages — libre circulation pour les idées, tarifs douaniers pour le reste.
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Le monde vu depuis la France, avec le recul qu'il mérite.
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Tout le monde est pour l'ouverture, à condition que ce soit la sienne. On a donc inventé un mondialisme à péages — libre circulation pour les idées, tarifs douaniers pour le reste.
On discute de l'élargissement comme on discute d'un agrandissement de maison sans avoir dessiné les murs. Chaque nouveau voisin pose la même question, et l'on repousse toujours la réponse.
On regarde les scrutins étrangers avec une attention suspecte. Ce qu'on y cherche n'est pas d'apprendre quelque chose, c'est de quoi se rassurer ou se donner des leçons.
Tout le monde invoque le droit international, et personne ne s'y soumet volontiers. Il a les défauts de sa force : il n'en a aucune, sauf la mauvaise conscience de ceux qui l'enfreignent.
Un sommet, c'est deux jours de discours, une déclaration finale et une photo où chacun sourit sans avoir rien concédé. À quoi sert cette chorégraphie ?