La percée se prépare dans l'isoloir, pas dans les urnes
Une percée politique se raconte souvent comme une vague. Elle se fabrique en réalité dans des salles de conseil municipal, à coups de délégations discrètes et de bulletins mal pliés.
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Une percée politique se raconte souvent comme une vague. Elle se fabrique en réalité dans des salles de conseil municipal, à coups de délégations discrètes et de bulletins mal pliés.
Des laboratoires réclament un bouton d'arrêt pour leurs propres machines, ce qui devrait rassurer. Le vrai problème est ailleurs : personne ne sait encore qui aurait le droit de l'actionner.
Écartèlement, disait-on. Aujourd'hui, on appellerait plutôt cela une chorégraphie : le pouvoir promet un cap le matin et son contraire l'après-midi, avec le sourire.
Ils naissent au printemps, remettent leur rapport avant les vacances, puis disparaissent discrètement. Le comité Théodule est une espèce protégée de la vie publique française : portrait d'une faune familière.
S'opposer est un travail à plein temps dont personne n'a jamais écrit la description. On sait très bien ce qu'il faut refuser ; on attend encore les propositions.
Tout le monde est pour la souveraineté du peuple, à condition de savoir à l'avance comment il votera. Le référendum n'a jamais été aussi populaire qu'au moment où il devient inutile.